Ne voilez pas ma vie, laissez voir mon visage,
Que la vive clarté s’y pose sans nuage.
Je marche au grand soleil au milieu des chemins,
Le cœur vaste et battant comme un tambour humain.
Mon sourire est le vent qui traverse la plaine,
Mes rêves sont des feux qu’aucun voile n’enchaîne.
Je porte dans mes yeux la clarté du matin,
Comme une eau pure et lente au silence d’un jardin.
Je suis fleur sans rempart au jardin de la terre,
Chaque pétale écrit un fragment de mystère.
Nul mur ne peut fermer la saison de mes pas,
Car mon âme est l’oiseau que la nuit n’atteint pas.
Je marche droite et fière au milieu de la foule,
Ma parole est rivière où la lumière coule.
Libre de dire oui, libre encore de dire non,
Je tisse mon destin dans le fil de mon nom.
Ne voilez pas ma vie, laissez croître ma flamme,
Car la vive clarté brûle au fond de mon âme.
Je suis l’astre levé dans la nuit des douleurs,
Un feu qui persévère au silence des heures.
Mon âme va plus loin que les murs et les lois,
Car vivre est une mer qui se déploie en moi.